Un modèle numérique
de nappe phréatique en 3D sous EXCEL5
François Tilquin Lycée Marie CURIE 38435
ECHIROLLES (francois.tilquin.38@gmail.com)
(téléchargements
à la fin du document)
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Intérêt:
Ce modèle vient compléter les expériences
faites avec le modèle analogique (aquarium et sable).
Il permet de tester des situations différentes
(perméabilités différentielles, captages,
barrages, rivières drainantes et filtrantes,
alimentation différente en différents lieux,
etc...) et d’obtenir une nappe en 3D que l’on peut
faire pivoter dans toutes les directions. Excel 5 permet aussi
une visualisation de son évolution en fonction du
temps, et le traçage des niveaux piézométriques
sous forme de couleurs ou de courbes.
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Mise en place sous
Excel5: La
feuille de calcul est constituée de 4 tableaux et d’un
graphique 3D. Sa visualisation est optimale en 1024*768.
Exemple: un point de
coordonées x et y aura une hauteur d’eau z calculée
à partir des cellules H6, H24, H42 et H60 comme suit. la
quantité d’eau reçue en provenance de
l’extérieur est définie au niveau du tableau
1 au coordonnées cellulaires H6. La perméabilité
du substrat en x,y est définie dans le tableau 2 en H24.
Ce point x,y recoit ou émet de l’eau aux cellules
voisines et ces valeurs sont définies dans le tableau 3 à
la cellule H42. La hauteur finale z est calculée dans la
cellule H60 du dernier tableau .
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Premier tableau:
Valeurs en tous points de la surface, des entrées et
sorties d’eau: Valeur positive= entrée, valeur
négative= sortie d’eau. Attention, une entrée
non numérique provoque une erreur fatale pour laquelle
il faut recharger la feuille.
La colonne B indique que la
nappe est alimentée par une « rampe ».
En H6 un captage.
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Deuxième tableau:
Valeur en tous points de la
perméabilité du substrat. Elles sont variables
de 0 à 0,20 au maximum. En bas à droite un
exutoire, et au milieu une zone de drainage préférentiel
(de perméabilité 0,1).
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Troisième tableau: Entrées et sorties
calculées. C’est dans cette feuille que l’on
entre la loi de Darcy: Chaque cellule est entourée de 8
autres cellules qui vont échanger de l’eau avec
celle-ci proportionnellement à la différence de
hauteur et à la perméabilité. A cette
quantité d’eau s’ajoute ou se retranche la
valeur de l’eau introduite au tableau 1.
H42=(G59-H60)*G23+ (H59-H60)*H23+ (I59-H60)*I23+ (I60-H60)*I24+
(I61-H60)*I25+(H61-H60)*H25 + (G61-H60)*G25+ (G60-H60)*G24+H6
Quatrième tableau: la hauteur d’eau dans
chaque cellule est le résultat de la somme de sa valeur
antérieure et de la valeur des entrées sorties de
la cellule de même coordonnées dans le tableau
précédent (H60=H60+H42): c’est une référence
circulaire.
Ces
formules sont valables pour une cellule entourée par 8
autres mais ne le sont pas en bordure, aussi si l’on veut
étendre ces formules aux bordures également, il est
nécessaire de prévoir dans le tableau 3 et le
tableau 4 des bordures plus grandes que celles qui vont définir
la nappe en plaçant dans cette bordure une perméabilité
nulle sauf au niveau de l’exutoire et une hauteur d’eau
nulle ou faible au niveau de l’exutoire. (ici l’exutoire
est à droite et l’alimentation se fait à
gauche. L’utilisateur interviendra surtout au niveau du
premier et du deuxième tableau en faisant varier
l’approvisionnement en eau et les perméabilités.

La
feuille de calcul Excel5 se présente sous cette forme:
l’utilisateur intervient sur le premier tableau
(Entrées-sorties d’eau en chaque point) et le
deuxième (perméabilités en chaque point)
Utilisation du modèle:
Quelques précautions sont à prendre pour
l’utilisation de la feuille de calcul:
Si le tableur indique Impossible de résoudre les
références circulaires, alors il faut prendre
dans Outils, Options, Calcul, Mode de
calcul sur ordre puis dévalider le recalcul avant
enregistrement, puis validez Itération et mettre 1
dans le nombre maximum d’itérations.
Une pression sur F9 permet alors le calcul pour une unité
de temps (référence circulaire)
Un double click sur la figure permet de la faire évoluer
sans le réaffichage de chaque point.
La figure peut être explorée dans ses trois
dimensions en cliquant sur elle même et sur les points qui
apparaissent dans les angles de la bases et du sommet.
Il faut veiller à respecter les intervalles des valeurs à
saisir.
Pour étendre des valeurs à droite ou en bas dans
le tableur: on sélectionne la zone d’extension avec
SHIFT et les flèches de direction, puis Control B pour
étendre en bas et Control D pour étendre à
droite.
Pour
mettre la même valeur dans des cellules disjointes, se
placer sur la cellule à copier puis Control C pour
mémoriser cette cellule, puis sélectionnez les
cellules but avec la touche Control ùaintenue et la
souris, puis Control V pour coller.
Quelques
exemples de résultats de modélisations :
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Le modèle est alimenté à gauche par une
« rampe » de valeurs (0,02) et
l’exutoire est fixé à droite par une rampe
de valeurs de la perméabilités qui s’applique
à une valeur de la hauteur d’eau minimale fixée
à 0,4 dm.
Dans ces conditions on obtient une nappe plane dont la pente
est régulière et dont le niveau est stable en
fonction du temps.
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L’alimentation au milieu
à gauche seulement et le drainage en bas à
droite donne un modèle sensiblement différent et
qui est probablement proche de ce que l’on obtient avec
le modèle analogique de nappe phréatique. La
piézométrie indique la direction de l’écoulement
des flux d’eau (Du haut vers le bas et
perpendiculairement aux courbes)
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Une zone de plus forte
perméabilité est installée de gauche à
droite. Dans ces conditions, on simule une rivière
filtrante (chevrons tournés vers l’amont). L’eau
ainsi favorisée dans son écoulement aval tombe
ensuite sur une zone ou la perméabilité
redevient faible. L’excédent d’eau se
traduit par une filtration plus importante (chevrons tournés
vers l’aval).
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Ces 3 figures sont le résultat de la simulation d’un
captage avec la création d’un cône de
rabattement dont l’influence se fait sentir sur une
distance importante aussi bien à l’amont qu’à
l’aval.
La vue ci-contre à
gauche est obtenue en utilisant les propriétés
de rotation des figures dans le tableur Excel5
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Lorsque la perméabilité est assez forte, il est
nécessaire d’évaluer avec précision
le rabattement afin que les puits ne s’influencent pas
les uns les autres. (Perméabilité faible: on
peut rapprocher les puits; perméabilité forte:
il faut les éloigner)
La figure ci-contre à
gauche montre comment un puits interfère avec le second
lorsque leur distance n’est pas bien évaluée.
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Les
deux exemples ci-dessus montrent des nappes dont
l’approvisionnement l’exutoire et le captage sont les
mêmes en intensité mais dont la perméabilité
est différente: A gauche, perméabilité
forte, pente de nappe faible et rabattement faible au captage. A
droite perméabilité faible, pente de nappe forte et
rabattement fort au captage.
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Un goulot dans le substratum
d’une nappe alluviale provoque drainage et filtration.
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Le barrage: perméabilité
nulle avec une zone centrale où l’écoulement
est possible
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Perméabilité
forte à gauche et faible à droite
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Perméabilité
faible à gauche et forte à droite
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Différentes zones d’alimentation et de drainage
permettant de montrer la dynamique des équilibres entre
les apports et les exports et la fluctuation dans l’espace
et le temps des niveaux piézométriques.
On peut également
tracer les lignes de partage des eaux entre les différents
bassins versants.
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Un comportement chaotique du
modèle apparaît lorsque la perméabilité
est forte. Des sortes de vagues naissent est s’amplifient
(un peu comme en fin des schuss sur les pistes de ski). Est-ce
un artéfact ou un problème de mécanique
des fluides. Le modèle semble cependant perdre de sa
fiabilité mais le phénomène est
réversible quand on remet une perméabilité
faible.
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Pistes
d’utilisation: Relations hauteur d’eau
piézométrie, édition imprimante puis traçage
des flux d’eau, comparaisons aux cartes existantes,
détournement de flux polluants etc...
Téléchargez
les fichiers excel5 http://museedumas.fr/pages/nappe_MODEL_3D/
Voyez
d'autres documents utiles sur la nappe du Drac
http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/bio/eau/
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